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Edgar Allan Poe

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Rick Springfield
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MessageSujet: Edgar Allan Poe   Dim 28 Mai - 4:35



né le 19 janvier 1809 à Boston dans le Massachusetts et mort le 7 octobre 1849 à l'hôpital de Baltimore de congestion cérébrale.

Il est le deuxième des trois enfants d'un couple de comédiens. Sa mère meurt en 1811 à l'âge de 24 ans de tuberculose laissant ses enfants orphelins ; leur père alcoolique était aussi mort l'année précédente de tuberculose. Sa sœur Rosalie est une handicapée mentale et son frère William Henry, mourra lui aussi à 24 ans, alcoolique et tuberculeux.

Orphelin à l'âge de 3 ans, il est confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond, et il est adopté par la famille Allan, négociante de tabac, qui s'installe pour quelque temps à Liverpool; cette famille lui donnera son second prénom. L'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. À l'université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.

En 1834, il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimore avec son récit Manuscrit trouvé dans une bouteille. Il entre au Southern Litterary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Il se marie avec sa jeune cousine Virginia Clemm en 1836 (elle mourra en 1847). L'alcool le plonge dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Ensuite, les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.

Il y eut pour finir, cette mort digne des histoires qu'il a écrites ; il fut trouvé le 3 octobre 1849, sur un trottoir de Baltimore près de Light Street, sinon ivre, du moins hébété ; hospitalisé, il sombra dans le coma quatre jours avant de mourir. Selon une théorie non confirmée : la ville était en pleine campagne électorale, et des agents des deux camps la parcouraient, d’un bureau de vote à l’autre, pour faire boire aux naïfs un cocktail d’alcool et de narcotiques afin de les traîner ainsi abasourdis au bureau de vote.



Sa personnalité
Doté d'une vaste intelligence, Edgar Allan Poe était un homme très courtois mais d'une férocité sans égale, et était habité de rêveries parmi les plus étranges qui aient jamais traversé un esprit humain.

Dès l'enfance il lisait Byron, Coleridge et la plupart des romantiques de son époque. Il a aussi beaucoup lu d'ouvrages traitant des cosmogonies scientifiques, des sciences naturelles et du mysticisme.

Dans sa vie, il a perdu toutes les femmes qu'il a aimées, il s'est brouillé avec toutes les personnes qui auraient pu lui venir en aide. Il vécut dans une misère presque constante, même s'il a connu de son vivant une certaine célébrité, surtout par ses activités de journaliste.


Son œuvre
Il est l'auteur de nombreuses nouvelles et de poèmes. Nombre de ses œuvres ont été traduites en français par Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé. On en trouve quelques-unes en accès libre sur le web. Il est également le créateur du personnage de Dupin, détective exceptionnellement intelligent, qui inspira le Sherlock Holmes d'Arthur Conan Doyle.

Il eut une grande influence sur de nombreux écrivains comme Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, mais aussi Émile Gaboriau, Paul Valéry, Jules Verne, Villiers de l'Isle-Adam, et dans une moindre mesure Fedor Dostoïevski et Conan Doyle. Mais son véritable héritier est Lovecraft qui va partir de l'œuvre de Poe pour explorer des gouffres encore plus terrifiants.

Pendant longtemps, on se trompa sur son compte en France car il fut victime, d'une part, d'une étude psychologique faite par Marie Bonaparte et dénoncée par l'universitaire Claude Richard comme une escroquerie scientifique et intellectuelle, et d'autre part, de Charles Baudelaire lui-même, son introducteur en France, qui se reconnaissait dans cet écrivain hanté et misérable et le présentait avec trop d'insistance comme le parangon des poètes maudits et sulfureux.

Il est, considéré avec Jules Verne comme l'un des précurseurs de la littérature de science-fiction et du fantastique moderne.

Aujourd'hui, son influence se poursuit dans la littérature britannique, comme le prouve l'œuvre de Joanne Kathleen Rowling (voir Harry Potter et la coupe de feu). Nombre de ses œuvres ont été portées au cinéma et dans la bande dessinée. Le groupe de heavy metal Iron Maiden a adapté également Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue en français). En 1997, le groupe Arcturus adapta aussi un poème de Poe : Alone. Ray Bradbury, qui s'est également largement inspiré de Poe et qui ne s'est jamais caché de son adoration, a consacré un chapitre intégral dans ses Chroniques martiennes combinant avec brio des bribes et des personnages des œuvres de Poe dont Le Masque de la Mort Rouge et Le Puits et le pendule. Il a aussi influencé la musique francaise d'Emilie Simon qui installe a la maniere de Poe comme de Burton l' univers etrange,subtile et spirituel des ombres.
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Rick Springfield
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MessageSujet: Re: Edgar Allan Poe   Dim 28 Mai - 4:38

ses publications

Tamerlan et autres poèmes (1827)
AL AARAAF 1829
Poèmes (1831)
Les Aventures d'Arthur Gordon Pym (1838)
Tales of the Grotesque and Arabesque (1839), traduits en français par Charles Baudelaire sous les titres :
Histoires extraordinaires
Double Assassinat dans la rue Morgue
La Lettre volée
Le Scarabée d'or
Le Canard au ballon
Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall
Manuscrit trouvé dans une bouteille
Une Descente dans le Maelstrom
La Vérité sur le cas de M. Valdemar
Révélation Magnétique
Souvenirs de M. Auguste Beldoe
Morella
Ligeia ma ligeia
Metzengerstein
Nouvelles histoires extraordinaires
Le Démon de la perversité
Le Chat noir
William Wilson
L'homme des foules
Le Cœur révélateur
Bérénice
La Chute de la maison Usher
Le Puits et le pendule
Hop-Frog
La Barrique d'amontillado
Le Masque de la mort rouge
Le Roi Peste
Le Diable dans le beffroi
Lionnerie
Quatre bêtes en une
Petite Discussion avec une momie
Puissance de la parole
Colloque entre Monos et Una
Conversation d'Eiros avec Charmion
Ombre
Silence
L'Île de la fée
Le Portrait ovale
Histoires grotesques et sérieuses
Le Mystère de Marie Roget
Le Joueur d'échecs de Maelzel
Eleonora
Un Événement à Jérusalem
L'Ange du bizarre
Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume
Le Domaine d'Arnheim
Le Cottage Landor
Philosophie de l'ameublement
La Genèse d'un poème
Le Corbeau et autres poèmes(1845)
La Philosophie de la composition (1846)
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Sherlock
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MessageSujet: Re: Edgar Allan Poe   Jeu 3 Aoû - 18:10

Il est pour moi un de auteurs les plus extraordinaire qui est jamais écris.
Un site qui parle de lui : http://www.cafardcosmique.com/auteur/poe.edgar.html

Edgar Allan Poe

Le Corbeau


Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m'appesantissais, faible

et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié, tandis

que je dodelinais la tête, somnolant presque, soudain se fit un heurt,

comme de quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma

chambre, cela seul et rien de plus


Ah! distinctement je me souviens que c'était en le glacial décembre :

et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol.

Ardemment je souhaitais le jour; vainement j'avais cherché d'emprunter

à mes livres un sursis au chagrin - au chagrin de la Lénore perdue -

de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore -

de nom! pour elle ici, non, jamais plus!


Et de la soie l'incertain et triste bruissement en chaque rideau purpural

me traversait, m'emplissait de fantastiques terreurs pas senties

encore : si bien que, pour calmer le battement de mon coeur, je

demeurais maintenant à répéter : C'est quelque visiteur qui sollicite

l'entrée, à la porte de ma chambre; quelque visiteur qui sollicite l'entrée

à la porte de ma chambre; c'est cela et rien de plus


Mon âme se fit subitement plus forte et, n'hésitant davantage :

"Monsieur, dis-je, ou madame, j'implore véritablement votre pardon ;

mais le fait est que je somnolais, et vous vîntes si doucement frapper,

et si faiblement vous vîntes heurter, heurter à la porte de ma chambre,

que j'étais à peine sûr de vous avoir entendu." Ici j'ouvris grande

la porte : les ténèbres et rien de plus


Loin dans l'ombre regardant, je me tins longtemps à douter, m'étonner

et craindre, à rêver des rêves qu'aucun mortel n'avait osé rêver encore ;

mais le silence ne se rompit point et la quiétude ne donna de signe ;

et le seul mot qui se dit, fut le mot chuchoté "Lénore!" je le

chuchotai et un écho murmura de retour le mot "Lénore!" purement

cela et rien de plus


Rentrant dans la chambre, toute l'âme en feu, j'entendis bientôt un

heurt en quelque sorte plus fort qu'auparavant. "Sûrement, dis-je

sûrement c'est quelque chose à la persienne de ma fenêtre. Voyons donc

ce qu'il y a et explorons ce mystère ; que mon coeur se calme un moment

et explore ce mystère ; c'est le vent et rien de plus."


Au large je poussai le volet, quand, avec maints enjouement et agitation

d’ailes, entra un majestueux corbeau des saints jours de jadis. Il ne

fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta ni n’hésita un instant : mais,

avec une mine de lord ou de lady, se percha au-dessus de la porte de

ma chambre ; se percha sur un buste de Pallas, juste au-dessus de la

porte de ma chambre ; se percha, siégea et rien de plus


Alors cet oiseau d’ébène induisant ma triste imagination au sourire,

par le grave et sévère décorum de la contenance qu’il eut : "Quoique

ta crête soit chenue et rase, non! Dis-je, tu n’es pas, pour sûr, un

poltron, spectral, lugubre et ancien Corbeau, errant loin du rivage de

Nuit - dis-moi quel est ton nom seigneurial au rivage plutonien de

Nuit." Le Corbeau dit : "Jamais plus."


Je m’émerveillai fort d’entendre ce disgracieux volatile s’énoncer aussi

clairement, quoique sa réponse n’eût que peu de sens et peu d’à-propos ;

car on ne peut s’empêcher de convenir que nul homme vivant n’eut

encore l’heur de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre

- un oiseau ou toute autre bête sur le buste sculpté au-dessus de la porte

de sa chambre -, avec un nom tel que : "Jamais plus."


Mais le Corbeau perché solitairement sur ce buste placide, parla ce

seul mot comme si son âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai

donc rien de plus ; il n’agita donc pas de plume, jusqu’à ce que je

fis à peine davantage que marmotter : "D’autres amis déjà ont pris

leur vol, demain il me laissera comme mes espérances déjà ont pris

leur vol." Alors l’oiseau dit : "Jamais plus."


Tressaillant au calme rompu par une réplique si bien parlée ; "Sans

doute, dis-je ce qu’il profère est tout son fonds et son bagage, pris à

quelque malheureux maître que l’impitoyable Désastre suivit de près

et de très près suivit jusqu’à ce que ses chansons comportassent un

unique refrain ; jusqu’à ce que les chants funèbres de son Espérance

comportassent le mélancolique refrain de "Jamais - jamais plus."


Le Corbeau induisant toute ma triste âme encore au sourire, je roulai

soudain un siège à coussins en face de l’oiseau, et du buste, et de la

porte ; et m’enfonçant dans le velours, je me pris à enchaîner songerie

à songerie, pesant à ce que cet augural oiseau de jadis, à ce que

ce sombre, disgracieux, sinistre, maigre, et augural oiseau de jadis

signifiait en croissant : "Jamais plus."


Cela, je m’assis occupé à le conjecturer, mais n’adressant pas une syllabe

à l’oiseau dont les yeux de feu brûlaient, maintenant, au fond de mon

sein ; cela et plus encore, je m’assis pour le devine, ma tête reposant

à l’aise sur la housse de velours des coussins que dévorait la lumière

de la lampe, housse violette de velours qu’Elle ne pressera plus, ah!

jamais plus.


L’air, me sembla-t-il, devint alors que dense, parfumé selon un

encensoir invisible balancé par les Séraphins dont le pied, dans la chute

tintait sur l’étoffe du parquet. "Misérable! m’écriai-je, ton Dieu t’a

prêté ; il t’a envoyé par ces anges le répit, le répit et le népenthès dans

ta mémoire de Lénore! Bois! oh! bois ce bon népenthès et oublie cette

Lénore perdue!" Le Corbeau dit : "Jamais plus."


"Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon!

Que si le Tentateur t’envoya ou la tempête t’échoua vers ces bords,

désolé et encore tout indompté, vers cette déserte terre enchantée, vers

ce logis par l’horreur hanté : dis-moi véritablement, je t’implore! y a-t-il

du baume en Judée? Dis-moi, je t’implore." Le Corbeau dit :

"Jamais plus!"


"Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon!

Par les cieux sur nous épars, et le Dieu que nous adorons tous deux,

dis à cette âme de chagrin chargée si, dans le distant Eden, elle doit

embrasser une jeune fille sanctifiée que les anges nomment Lénore

- embrasser une rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment

Lénore." Le Corbeau dit : "Jamais plus!"


"Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin

esprit" hurlai-je en me dressant. "Recule en la tempête et le rivage

plutonien de Nuit! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage

du mensonge qu’a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon! quitte

le buste au-dessus de ma porte! ôte ton bec de mon coeur et jette ta

forme loin de ma porte!" Le Corbeau dit : "Jamais plus!"


Et le Corbeau, sans voleter, siège encore, siège encore sur le buste pallide

de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont

toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve, et la lumière de la

lampe, ruisselant sur lui, projette son ombre à terre : et mon âme,

de cette ombre qui gîte flottante à terre ne s’élèvera - jamais plus.
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Rick Springfield
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MessageSujet: Re: Edgar Allan Poe   Ven 8 Sep - 19:13

C'est aussi l'un de mes auteurs préférés, ses ecrits sont fabuleux, c'est un véritable génie l'un des meilleurs que la litterature est jamais connu. Cool
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Edgar Allan Poe

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